Les négociations rachat SFR reprennent ce vendredi 16 octobre 2026. Ainsi les représentants des salariés retrouvent Bouygues Telecom, Free et Orange pour la première fois depuis la rupture du 21 septembre. En outre le consortium revient avec une nouvelle proposition, dont le contenu n'a pas été rendu public à ce stade.
Négociations rachat SFR : pourquoi les discussions reprennent
Ainsi la réunion du 16 octobre marque un retour à la table des discussions. En effet lors de la rencontre du 21 septembre, le consortium affirmait ne plus avoir d'autre offre à formuler. Un délégué CFDT résume la situation à l'AFP : le consortium « est revenu vers nous ». Dans ces négociations rachat SFR, les syndicats attendent donc des avancées concrètes sur les reclassements et sur les conditions de départ.
Ce retour intervient après plusieurs semaines tendues, mais rien n'est joué. Par ailleurs le dossier social a pris un tour judiciaire, que nous avons détaillé dans notre article sur le recours des CSE contre Bouygues Telecom, Free et Orange. Ainsi les deux volets avancent désormais en parallèle.
Ce qui bloquait depuis la grève du 24 septembre
Le désaccord porte sur un point précis. D'un côté, les repreneurs promettent « une solution d'emploi à chacun des 8 000 salariés du périmètre repris ». Ainsi environ 5 000 d'entre eux pourraient rejoindre les trois opérateurs après l'opération. En parallèle, quelque 3 000 autres poursuivraient leur activité chez SFR pour conduire la migration des réseaux sur plusieurs années.
De l'autre, les syndicats contestent ce schéma. Selon eux, SFR disparaîtra à terme, donc la priorité d'embauche ne vaut pas garantie de reclassement. Également ils réclament trois propositions de reclassement par salarié au lieu d'une seule, ainsi que des indemnités de départ plus élevées. Pour appuyer ces demandes, l'intersyndicale a donc appelé à la grève du 24 septembre. D'après les syndicats, environ un tiers des salariés a suivi ce mouvement.
Ce que proposent les repreneurs dans les négociations rachat SFR
Toutefois le contenu exact de la nouvelle offre reste inconnu. En revanche plusieurs éléments sont déjà sur la table. Les repreneurs garantissent les emplois jusqu'à la fin 2028 ou au début 2029, selon les sources. Ils ont identifié environ 2 500 transferts, dont 2 300 vers Bouygues Telecom. De plus les équipes de 120 boutiques s'y ajoutent.
Sur l'accompagnement des salariés qui refuseraient l'offre, Les Echos indiquent que les repreneurs ont relevé l'enveloppe globale d'environ 15 %. Ainsi elle passe d'environ 800 millions d'euros à près d'un milliard. Toutefois les représentants du personnel jugent ce geste insuffisant à ce stade.
Les prochaines dates à suivre
Ensuite deux rendez-vous judiciaires suivent cette reprise. Notamment le CSE central a défendu un référé devant le tribunal judiciaire de Paris contre les acheteurs et contre Altice France. Le tribunal rendra sa décision le 26 octobre. Ensuite il examinera une procédure au fond, destinée à obtenir davantage d'informations sur la cession, début décembre.
Ces discussions sociales ne modifient pas le calendrier réglementaire. En effet le protocole signé le 6 juin porte sur 20,35 milliards d'euros, et l'Autorité de la concurrence doit encore examiner l'opération. Le rachat n'est donc pas bouclé. Pour comprendre qui récupère quoi entre les trois opérateurs, notre article Rachat de SFR expliqué simplement fait le point. Pour les abonnés, rien ne change aussi à ce stade.
Questions fréquentes sur les négociations du rachat SFR
Que contient la nouvelle offre des repreneurs ?
Combien de salariés rejoindraient Bouygues Telecom ?
Les clients SFR sont-ils concernés dès maintenant ?
Quand le tribunal rendra-t-il sa décision ?
Sources : AlloForfait, d'après Les Echos et l'AFP (13 octobre 2026), Génération NT (24 septembre 2026), Univers Freebox (13 octobre 2026).




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