Depuis le 20 juin 2025, une étiquette énergie smartphone accompagne obligatoirement chaque téléphone et tablette vendu dans l’Union européenne. Elle remplace l’indice de réparabilité français et note la réparabilité, la batterie et la résistance de l’appareil. Voici comment la lire pour choisir un smartphone durable.
Étiquette énergie smartphone : ce qui a changé depuis 2025
De 2021 à 2025, la France imposait un indice de réparabilité noté sur 10, issu de la loi anti-gaspillage (AGEC). Cet indice devait évoluer vers un indice de durabilité, comme pour les téléviseurs ou les lave-linge. Toutefois, pour les smartphones et tablettes, la Commission européenne a rendu un avis défavorable, ce qui a mis fin à ce projet français. En effet, la réglementation européenne prime désormais : depuis le 20 juin 2025, une étiquette énergie de nouvelle génération s’applique partout dans l’Union européenne.
Concrètement, les smartphones n’affichent donc plus de note sur 10 à la française. À la place, l’étiquette européenne regroupe plusieurs informations normalisées, identiques dans tous les pays de l’UE. Vous la trouverez en magasin et sur les fiches produit en ligne. Elle figure aussi dans la base de données européenne EPREL, accessible via le QR code imprimé sur l’étiquette.
Étiquette énergie smartphone : comment la lire correctement
L’étiquette énergie smartphone affiche six informations principales. D’abord, la classe d’efficacité énergétique, de A à G, comme pour l’électroménager. Ensuite, l’autonomie de la batterie par cycle, exprimée en heures et minutes selon un test normalisé : c’est précisément ce qui permet de comparer deux modèles entre eux. Puis vient l’endurance de la batterie, exprimée en nombre de cycles de charge. Enfin, trois indicateurs de robustesse complètent l’étiquette. La classe de réparabilité et la résistance aux chutes répétées, toutes deux notées de A à E, mesurent la solidité de l’appareil. L’indice de protection IP contre l’eau et la poussière complète ce tableau.
Des obligations qui allongent la durée de vie des smartphones
L’étiquette énergie smartphone s’accompagne de nouvelles règles d’écoconception européennes, applicables aux appareils mis sur le marché depuis juin 2025. Les fabricants doivent notamment garantir la disponibilité des pièces détachées essentielles pendant sept ans. Ce délai court à partir de la fin de commercialisation du modèle. Ils doivent par ailleurs fournir les mises à jour du système d’exploitation pendant au moins cinq ans. Enfin, les batteries doivent conserver au moins 80 % de leur capacité après 800 cycles de charge.
Ces obligations changent ainsi la donne pour les acheteurs. Ainsi, un smartphone de milieu de gamme acheté en 2026 dure généralement plus longtemps qu’un modèle équivalent d’il y a cinq ans. Certaines marques vont même plus loin. Fairphone conçoit par exemple ses appareils pour être démontés avec un simple tournevis. Google et Samsung, de leur côté, promettent jusqu’à sept ans de mises à jour sur leurs gammes récentes.
Réparer plutôt que racheter : une démarche toujours rentable
Avant de changer de smartphone, évaluez le coût d’une réparation par rapport à un appareil neuf ou reconditionné. Les réparations les plus courantes, écran et batterie, coûtent souvent bien moins cher qu’un remplacement. De plus, le bonus réparation issu de la loi AGEC reste en vigueur : un réparateur labellisé QualiRépar le déduit directement de votre facture, sans démarche administrative. Enfin, si votre téléphone reste vraiment en fin de vie, le reconditionné demeure une alternative plus économique et plus écologique que le neuf.