Votre box affiche 500 Mb/s mais votre ordinateur peine à charger une vidéo ? Le problème vient rarement de votre opérateur. Dans la majorité des cas, quelques erreurs simples suffisent à diviser votre débit Wi-Fi maison par deux, voire par dix.
C’est l’erreur la plus répandue et pourtant la plus facile à corriger pour améliorer son débit Wi-Fi maison. Une box posée au sol, coincée dans un meuble téléviseur ou reléguée dans l’entrée peut perdre jusqu’à 70 % de sa portée effective. En effet, le signal Wi-Fi se propage en sphère à partir de l’antenne. Ainsi, plus la box est basse et entourée de surfaces absorbantes, plus la couverture est réduite. Par ailleurs, la proximité avec d’autres équipements électroniques (téléviseur, ampli, NAS) génère des interférences supplémentaires qui dégradent encore le signal.
La bande 2,4 GHz est celle qui porte le plus loin, mais c’est aussi la plus encombrée. Tous vos appareils connectés, ampoules intelligentes, thermostats, enceintes Bluetooth et voisins de palier l’utilisent simultanément sur seulement trois canaux non superposés. Cependant, la bande 5 GHz offre des débits bien supérieurs et des canaux beaucoup moins saturés, au prix d’une portée légèrement réduite. De plus, depuis l’arrivée du Wi-Fi 6 et du Wi-Fi 7, la bande 6 GHz libère un spectre quasi vierge, entièrement dédié aux appareils récents et particulièrement adapté au streaming 4K ou aux gros téléchargements.
Le Wi-Fi n’est pas anodin face aux matériaux de construction. Un simple mur en béton armé de 30 cm atténue le signal de 15 à 20 dBm, soit une division du débit par 4. Les cloisons en plâtre avec treillis métallique, les dalles en béton entre deux étages, les miroirs et les vitres blindées produisent des effets similaires. D’ailleurs, des équipements du quotidien génèrent aussi des interférences sur la bande 2,4 GHz : le four micro-ondes en fonctionnement, les téléphones DECT, les bébés moniteurs et même certaines lumières LED bon marché. En résumé, votre plan d’appartement est souvent votre premier obstacle.
Un réseau Wi-Fi ne va jamais plus vite que son maillon le plus lent. Si vous connectez un ordinateur équipé d’une carte Wi-Fi 4 (802.11n) à une box Wi-Fi 7 flambant neuve, votre débit sera limité à celui du Wi-Fi 4, soit environ 150 à 300 Mb/s théoriques au lieu des gigabits disponibles. Toutefois, le problème ne vient pas toujours du terminal lui-même. En effet, certains anciens répéteurs Wi-Fi bon marché fonctionnent en mode half-duplex, ce qui signifie qu’ils reçoivent et retransmettent à tour de rôle plutôt que simultanément. Ainsi, ils divisent mécaniquement le débit par deux à chaque saut.
Une box internet est un ordinateur à part entière. Comme tout équipement informatique, elle accumule au fil du temps des tables de routage saturées, des processus en mémoire et des baux DHCP expirés qui dégradent ses performances. Par ailleurs, les mises à jour firmware apportées régulièrement par les opérateurs corrigent des failles de sécurité mais aussi des bugs qui affectent directement le débit Wi-Fi. Cependant, la grande majorité des utilisateurs n’ont jamais redémarré leur box depuis son installation, ni vérifié si une mise à jour était disponible. En effet, une box non redémarrée depuis plus de six mois peut perdre jusqu’à 20 % de ses performances réseau mesurées.
Corriger ces cinq erreurs améliore sensiblement votre situation, mais elles ne peuvent pas compenser une box techniquement limitée. La Bbox WiFi 7 de Bouygues Telecom existe en deux versions : la Bi-Bande (2,4 / 5 GHz) et la Tri-Bande (2,4 / 5 / 6 GHz), qui atteint jusqu’à 7 Gb/s théoriques. Toutes deux intègrent le standard Wi-Fi 7 (802.11be) et la technologie MLO (Multi-Link Operation), qui agrège automatiquement les bandes pour maximiser le débit selon la distance et le type d’appareil. De plus, leur moteur de routage est optimisé pour les foyers avec de nombreux appareils connectés simultanément, ce qui évite la congestion en soirée.