Un pylône repose sur un bloc de béton, et c'est là que Bouygues Telecom veut agir. Sur le sujet des antennes Bouygues Telecom béton, l'opérateur met au point des fondations qui demandent environ 30 % de béton en moins. En parallèle, il étudie un ciment bas carbone et de l'acier recyclé.
Antennes Bouygues Telecom béton : comment réduire le volume ?
Pour installer une antenne mobile, les équipes coulent d'abord un massif de béton. Il s'agit de la fondation qui maintient le pylône debout. Avec la méthode classique, ce bloc atteint 30 mètres cubes. Ainsi Bouygues Telecom travaille sur un dimensionnement plus fin des antennes Bouygues Telecom béton, c'est-à-dire de leurs fondations.
Avec un maître d'œuvre, l'opérateur met au point une méthode qui doit faire gagner environ 30 % de béton. Sur un massif de 30 m³, cela représente environ 9 m³ par site (ordre de grandeur calculé à partir de ces deux chiffres). Toutefois la méthode reste en cours de mise au point.
Bouygues Telecom a publié cette information le 28 octobre 2026 sur son site corporate, en partenariat avec le média Usbek & Rica. En revanche l'opérateur ne communique aucun calendrier de déploiement pour l'ensemble des sites.
Un ciment bas carbone, est-ce vraiment possible ?
Le béton compte aussi par sa composition. En effet le clinker, ingrédient du ciment obtenu par cuisson, émet beaucoup de CO2. Plusieurs pistes existent donc : remplacer une partie du clinker, utiliser des liants alternatifs, ou employer des matières premières secondaires. Par ailleurs un approvisionnement local limite le transport.
Bouygues Telecom cite l'exemple de la jeune pousse Terra CO2 Technology. Cette entreprise affirme réduire de 70 % les émissions de chaque tonne de ciment produite. Il s'agit donc d'une annonce de ce fournisseur, que l'opérateur présente comme une piste pour ses antennes Bouygues Telecom béton. De plus il existe un béton à base de bois, lui aussi moins émetteur de carbone.
Que prévoit l'opérateur pour l'acier et le bois ?
Pour l'acier, la logique reste la même : augmenter la part d'acier recyclé dans les pylônes. Toutefois la traçabilité du métal pose problème, selon Jérôme Gorgeon, responsable Environnement Climat Réseau et Prévention chez Bouygues Telecom.
Le pylône en bois reste à l'étude. Il est aussi solide que l'acier, mais plus flexible. Ses sections doivent donc être plus grandes, ce qui augmente la prise au vent. Par conséquent il exige un massif de béton plus gros. L'opérateur doit arbitrer pour ne pas perdre d'un côté ce qu'il gagne de l'autre.
Pourquoi ces chantiers pèsent-ils dans le bilan carbone ?
Le déploiement et l'exploitation des réseaux fixe, mobile et de transport représentent un peu plus d'un quart du bilan carbone de Bouygues Telecom. De plus les quatre grands opérateurs français ont émis 401 000 tonnes équivalent CO2 en 2024, soit +1 % sur un an, d'après l'Arcep.
Dans ce total, la fabrication des équipements de réseaux mobiles vendus en France pèse 72 000 tonnes équivalent CO2 (+5 %). Par ailleurs la consommation électrique des réseaux s'est stabilisée à 4,1 TWh. Le mobile a progressé de 4 %, tandis que le fixe a reculé de 16 % grâce à la fibre.
Enfin Bouygues Telecom évoque d'autres leviers hors des pylônes : le réaménagement des salles techniques, le réemploi des équipements démontés et la durée de vie du matériel. Pour approfondir la démarche de l'opérateur, consultez notre article sur le rapport RSE 2025 de Bouygues Telecom et celui sur la médaille de platine EcoVadis.
Que retenir sur les antennes Bouygues Telecom béton ?
Combien de béton Bouygues Telecom économise-t-il par antenne ?
Le ciment bas carbone est-il déjà utilisé sur les pylônes ?
Les pylônes en bois vont-ils remplacer l'acier ?
Cela change-t-il quelque chose pour ma couverture mobile ?
Sources : Bouygues Telecom Corporate, Comment les télécoms peuvent relever le défi de la décarbonation (consultées le 3 novembre 2026)




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