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Objet : Liberté de configuration réseau sur Bbox – DNS, DHCP et IPv6
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1. Constat général
Bouygues Telecom empêche aujourd’hui ses abonnés Bbox de disposer librement de paramètres réseau pourtant standards, documentés et largement répandus, notamment :
- le choix du DNS primaire ;
- la désactivation complète du DHCP IPv4 ;
- la désactivation effective du DHCP IPv6, voire de l’IPv6 lui-même ;
- l’accès à la documentation officielle de l’API locale, désormais retirée sans justification technique.
- la sécurité ;
- le respect des RFC ;
- ou le caractère prétendument « avancé » de ces usages.
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2. DNS primaire : une restriction volontaire et non justifiée
Bouygues impose un DNS primaire en lecture seule, ce qui constitue une exception notable par rapport aux autres paramètres réseau configurables.
L’argument de la « protection contre des attaques » pose problème :
- le changement de DNS est une fonctionnalité basique, proposée nativement par de nombreux FAI en France et en Europe ;
- la sécurité ne peut pas servir de justification générale à une suppression du choix utilisateur, surtout lorsque des alternatives existent (avertissement, opt-out, mode avancé).
- non d’une contrainte technique ;
- mais d’un choix délibéré implémenté dans le firmware.
3. DHCP et IPv6 : incohérences avec les RFC invoquées
Bouygues invoque régulièrement le « respect des RFC » pour refuser :
- la désactivation totale du DHCP IPv4 ;
- la désactivation effective du DHCP IPv6 ;
- la désactivation complète d’IPv6.
- une Bbox continue de répondre aux requêtes DHCPv64 et DHCPv6 même après désactivation provoquant de nombreux dysfonctionnements chez les abonnés;
- de nombreux routeurs du marché permettent ces configurations sans violer aucune RFC.
elles définissent le comportement lorsqu’un service est utilisé.
Les invoquer pour justifier une impossibilité de désactivation est donc techniquement inexact.
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4. Le mythe de « l’usage avancé »
Qualifier le changement de DNS ou l’usage d’un DHCP tiers comme des usages « avancés » est aujourd’hui anachronique.
Changer de DNS est devenu courant pour :
- la sécurité (anti-malware, anti-phishing) ;
- la performance (latence, résolutions optimisées) ;
- le contrôle parental ;
- le respect de la vie privée.
Dans ce contexte, le changement de DNS ne relève plus d’une pratique confidentielle ou experte, mais d’un usage désormais documenté, vulgarisé et largement adopté.
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5. L’argument du routeur tiers n’est pas recevable
Opposer l’achat d’un routeur tiers (Ubiquiti, Mikrotik, etc.) comme solution n’est pas acceptable :
- la Bbox est déjà un routeur performant, loué à un coût mensuel non négligeable ;
- les limitations ne sont pas matérielles, mais logicielles ;
- demander un investissement supplémentaire pour compenser quelques lignes de code restrictives au sein du firmware est injustifiable.
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6. Confidentialité : une question légitime
Les requêtes DNS permettent de connaître :
- l’activité réseau ;
- les services consultés ;
- la fréquence et la temporalité des usages.
Qu’est-ce qui justifie autant d’efforts techniques pour empêcher l’abonné de choisir son DNS ?
Car il s’agit bien d’un effort actif :
- règle spécifique ;
- paramètre rendu immuable ;
- comportement non standard implémenté volontairement dans le firmware.
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7. Conclusion et suites envisagées
Imposer un DNS primaire statique, empêcher la désactivation effective du DHCP et de l’IPv6, et retirer la documentation API ne relèvent ni de la sécurité, ni des standards, ni de l’intérêt de l’abonné.
Ces choix :
- restreignent la liberté de configuration ;
- contredisent les usages modernes ;
- soulèvent des interrogations légitimes sur la neutralité et la transparence.
- l’ARCEP (neutralité et liberté d’usage) ;
- la CNIL (données personnelles et absence de choix effectif) ;
- la DGCCRF (information loyale et pratiques commerciales) ;
- ainsi que des organisations de défense des libertés numériques.
