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l’Itinérance Free/Orange et l’ARCEP
En bon communicateur Sébastien Soriano – Le nouveau Président de l’ARCEP tel au toréro – a agité la muleta devant le taureau (cela marche toujours…) lors d'une interview au Le Figaro (21/02) : "Si l'itinérance se transforme en drogue de substitution, ce n'est pas bon". Il évoque bien sur la fin de l’itinérance qui permet à Free Mobile de louer une partie du réseau d’Orange.
 
En ce qui concerne la 3G, cet accord doit prendre fin contractuellement en janvier 2018. Mais rien n’interdit à Free d’y renoncer au fur et à mesure de l’avancement de sa couverture nationale. 
 
L’an dernier, l’Autorité de la concurrence avait notamment invité l'ARCEP à s’exprimer sur le contrat d’itinérance entre Free et Orange et avait demandé une extinction par plaques, puis un arrêt définitif en 2018. Mais ses propositions étaient restées lettre morte, l’ARCEP estimant ne pas avoir les compétences juridiques pour agir (et ne les demandant pas). Avec le vote de la Loi Macron, c'est chose faite, l’ARCEP aura toutes les armes juridiques pour pouvoir le faire. 
 
Plus concrètement, l’ARCEP va définir un : "calendrier exigeant mais cohérent avec la faisabilité sur le terrain", le reste sera mutualisé, reste à Free à avoir quelque chose à mutualiser. Mais là, il faut surement comprendre mutualisation par co-investissements, un peu à l’image de ce qui se passe sur la Fibre Optique (FTTH). 
Free a annoncé vouloir être à 96% à fin 2016, contre 75% à ce jour. Il serait donc logique que l'itinérance finisse par tomber et même être d’équerre avec le calendrier de l’ARCEP. 
 
"Dégroupage" du réseau Numericable 
Dans le cadre du rachat de SFR par Altice, l’Autorité De La Concurrence avait imposé à Numericable une ouverture de son réseau et cela passait pas une offre de gros afin de ne pas attendre le déploiement du FTTH. Comme Orange peut le faire avec le réseau cuivre. 
 
Sauf que la première mouture dévoilée par l’ADLC (c’est elle qui pilote directement la mise en place des conditions liées à cette vente) est trouvée trop chère par les Mvno et les opérateurs. CIC Mobile a déclaré que : "Pour l’instant, les conditions proposées ne nous permettent pas de construire des offres 4P [TV, internet, fixe, mobile, NDLR] suffisamment attractives (…) C’est pourtant la convergence qui guide aujourd’hui le marché"
 
Orange pourrait être intéressé afin de préserver des parts de marché sur le très haut débit et a missionné un cabinet de conseil pour étudier la question. Le 9 mars est la date butoir afin de faire des observations sur ces tarifs. Ensuite, c’est l’ADLC qui tranchera (Les Echos, 18/02) 

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