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Orange
Lors de la présentation de ses résultats du T4, Orange a donné quelques informations financières et notamment sur les économies réalisées en interne afin de maintenir les marges. 
En 2014, 707 millions ont ainsi été réalisées, cela s’ajoutent aux 929 millions réalisées en 2013. Cela compense la baisse du chiffre d’affaire France pour 82% contre 57% en 2013. C’est même à 97% sur le second semestre 2014 ! 
L’origine de la baisse de ces coûts est : «Les coûts directs baissent de 204 millions d'euros. Pour environ la moitié, la diminution concerne les coûts d'interconnexion avec la baisse des prix régulés des terminaisons d'appel. Les coûts commerciaux sont en forte réduction, notamment les commissions liées à la rationalisation des canaux de distribution. 
Les coûts indirects sont en diminution de 503 millions d'euros. Les charges de personnel (retraitées) baissent de – 2,9% (254 millions d'euros) avec un nombre moyen de salariés en diminution de -3,8% à base comparable (151 638 équivalents temps plein en 2014 contre 157 580 en 2013). Les autres coûts indirects baissent de 249 millions d'euros : les économies réalisées sur les frais généraux, la publicité, les charges immobilières et informatiques sont partiellement compensées par la hausse des taxes dans certains pays de la zone Afrique et Moyen-Orient et en Belgique.»
 
Vivendi
Si Vivendi accepte la proposition de P.Drahi de lui racheter les 20% des parts de SFR pour 3,9 milliards, en deux ans, le groupe aura amassé plus de 36 milliards de ses différentes ventes ! 
SFR – 17 milliards. 
Activision – 7,6 milliards
GVT – 7,5 milliards
Maroc Telecom – 4,2 milliards 
 
Coté dépenses, Vivendi a racheté les parts de Lagardère dans Canal+ pour 1 milliard d'euros et a distribué 5 milliards à ses actionnaires pour les années 2014 et 2015. Une fois l’ensemble de ses ventes réalisées, Vivendi ne sera plus endetté et sera à la tête d’une trésorerie de plus de 10 milliards d’euros. 
 
Loi Macron
La fameuse Loi Macron devrait voir les pouvoirs de l’ARCEP renforcés et permettre à l’Arcep de se saisir des contrats de partage de réseaux mobiles et de les modifier – l’autorité peut changer par exemple la durée des contrats, les modalités économiques…-, si elle le juge nécessaire pour le bon fonctionnement du marché. L’Arcep n’intervient cependant qu’après avoir consulté l’Autorité de la concurrence. Cela concerne les accords dit d’itinérance – quand Free loue le réseau d’Orange – mais aussi les accords de mutualisation de réseaux – comme celui qui existe entre SFR et Bouygues Telecom.
L’an dernier, l’Autorité de la concurrence avait notamment invité le régulateur à s’exprimer sur le contrat d’itinérance entre Free et Orange, demandant une extinction par plaques, puis un arrêt définitif en 2018. Mais ses propositions étaient restées lettre morte, l’Arcep n’ayant pas les compétences juridiques pour agir. 

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