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Crédit image : Bouygues telecom

 

Du côté de l'ARCEP, on préfère attendre la fin de l'année et relativise, une révision aura lieu sur ces chiffres et déclare « L’Arcep attend avec intérêt les chiffres des opérateurs en année pleine, pour voir s’il y a un rattrapage au deuxième semestre après un effet conjoncturel lié aux restructurations du secteur, ou bien si l’on est revenu au rythme des années 2004-2010, qui affichaient une moyenne de 6,2 milliards d’investissements » 

 

La situation par opérateur :

 

Chez Orange, Pierre-Louette (Directeur général Adjoint) déclare « Si la tension sur les marges fait que les opérateurs n’ont plus le cœur ou la possibilité d’investir, ce n’est pas le cas d’Orange,. Nous avons maintenu notre niveau au premier semestre en poursuivant les investissements dans le cuivre, la couverture, la fibre… » même s'il confirme un infléchissement, mais de l'ordre de quelques dizaines de milliers d'euros.

 

Du côté de Free, on assure avoir conservé un rythme constant de l'ordre de 20% de son chiffre d'affaire soit environ 400 millions d'euros, L'opérateur a aussi accéléré le déploiement de son parc d'antenne relais 3G pour arriver au rendez vous des 75% de couverture, qui doit atteindre pour janvier 2015, cette échéance inscrite à sa licence. 

 

Pour Bouygues Telecom, après un début d'année agité avec une tentative de rachat avortée de SFR, puis courtisé par Orange et Free a finalement choisi de continuer sa route seule et a lancé un grand chantier en profondeur de restructuration. Les investissements sur le réseau dont une partie sera mutualisée avec SFR n'ont donc pas du être la priorité, mais selon Olivier Roussat Président Directeur Général  « Les investissements demeurent le nerf de la guerre, les montants ne devraient pas baisser sur l’année. On est engagé dans une course au débit dans le mobile. Et on ne peut pas se permettre de ralentir. » En effet l'opérateur a lancé cet été le déploiement de son réseau 4G+ qui permet d'obtenir des débit 2 fois plus rapide que la 4G jusqu'à présent déployée.

 

Reste SFR, où la situation de son rachat par Numericable est en cours de finalisation, se traduit par une forme d'attentisme. Des parties de réseaux SFR et Numericable devraient fermer pour développer des synergies. On assiste donc plutôt à un gel des investissements. L'opérateur semble aussi avoir déserté le déploiement de son réseau 4G voyant l'impossibilité de refaire les marges au vu des prix de vente de ses concurrents. SFR a aussi connu plusieurs pannes importantes pas forcément que de son fait, mais a aussi été déclassé par l'ARCEP Bouygues Telecom lui passant devant sur la qualité du réseau.

 

Une part importante des investissements ont en effet pris du retard et une grande partie pourrait être rattrapée d'ici la fin de l'année, les opérateurs pourraient y perdre des clients s'ils ne le faisaient pas ne pouvant maintenir durablement sans investissement les évolutions et la qualité de service attendu.

 
Source ; Les echos

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