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A ce jour, les déclarations des uns et des autres indiquent que le dossier n’est pas définitivement clos, mais qu’il est plutôt mis en parenthèse. Comme d’habitude il faudra un vendeur et un acheteur avec le prix qu’il faut, sachant que les régulateurs ne sont plus fermés au sujet.   
 
Petit rappel des déclarations des uns et des autres.  
 
Orange : la patience
 
Stéphane Richard a fait le point lors d’un entretien à Europe1 (02/09) et à France24. C’est toujours le même constat : "Sur le marché français, on ne pourra pas rester durablement à quatre opérateurs (…) La taille du marché ne le justifie pas (…) Vous avez des investissements énormes à faire (…) Ce n'est pas pour autant que la consolidation va se faire. Pour qu'elle se fasse, encore faut-il que les opérateurs trouvent des accords pour ce faire. Ça n'a pas été le cas jusqu'à maintenant (…) On ne reprend pas de négociations avec Bouygues, pour le moment, on ne négocie avec personne.".  
 
Lors d’un forum économique à Aix, Stéphane Richard s’était expliqué plus précisément (Le Figaro, 05/07) sur la suite : "n'exclut pas de revenir sur le dossier Bouygues, mais uniquement si on le sollicite (…) si quelqu'un d'autre décide de le faire et nous sollicite pour, peut-être, permettre d'élaborer une offre qui peut satisfaire Bouygues, bien sûr qu'on regardera.".
 
Pour lui (Bfm, 09/09) :  "à défaut de consolidation au niveau des entreprises, il y aura une consolidation au niveau des réseaux (…) Toutes les combinaisons sont possibles, à part une mutualisation entre Orange et SFR.". Pense-t-il au futur appel d'offre sur la bande des 700Mhz de 2015/2016 ? 
 
 
Free : d’abord l’Amérique
 
Pour le directeur financier de Free le rachat de Bouygues Telecom "n’est plus à l’ordre du jour (…) En France, nous sommes désormais concentrés sur une configuration de marché à quatre opérateurs, qui nous convient parfaitement.". 
Plus "brutal", Xavier Niel avait déclaré début août au Wall Street Journal (01/08) que Free serait intéressé de racheter des petits bouts de Bouygues si seulement si Orange se lançait : "In France, we could still buy little bits of Bouygues Telecom if Orange SA decides to renegotiate. But everything depends on the price that Bouygues would sell. We are not bothered by staying in a market with four mobile players.”. 
 
 
Bouygues Telecom : tenir la distance et le rythme
 
Début août, la position de Bouygues Telecom a été rappelée officiellement dans un communiqué : "Suite aux récentes déclarations parues dans la presse, Bouygues rappelle que Bouygues Telecom poursuit la mise en place de son plan de transformation annoncé le 11 juin 2014 visant à lui garantir un avenir autonome. De plus, le Groupe n’a reçu à ce jour aucune offre de rachat pour sa filiale Bouygues Telecom.".  
 
Martin Bouygues s’est également confié au quotidien La Tribune (28/08) : "Nous n'avons pas reçu d'offre, il ne s'est rien passé pendant l'été (…) Nous avons souffert" mais Bouygues Telecom "déploie avec succès sa stratégie offensive (et) dispose des atouts nécessaires pour retrouver une compétitivité accrue sur un marché à quatre acteurs.".

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