FreeArcep

 

Même si sur ce point la décision reviendra à l'Etat, il est du devoir du régulateur d'effectuer des recommandations et d'étudier chaque point de la mise aux enchères des fréquences 700Mhz. Faisant suite à une analyse juridique, il semble impossible de pouvoir réserver un lot de fréquence au dernier entrant, même si ce dernier à moins de fréquences que ses concurrents.

 

Free avait notamment laissé passer sa chance il y a 4ans, lors de l'attribution des fréquences 800Mhz en effectuant une offre moins disant que ses concurrents, ce dernier réfute par ailleurs ce point, mais selon nos informations Bouygues Télécom lors de l'annonce du résultat par l'ARCEP fût surpris de remporter un des lots, ce qui met en défaut la défense du dernier entrant.

 

Par ailleurs l'état attend de cette mise aux enchères de récupérer entre deux et trois milliards d'euros et avantager un des candidats risquerait d'affaiblir cette mise aux enchères.

 

Même si nous ne sommes pas à l'abri de rebondissement, l'affaire semble assez mal engagée pour Free qui devra effectuer une offre élevée pour s'assurer de son avenir, en effet s'il loupait à nouveau les enchères, il serait mis à l'écart durablement pour suivre l'évolution de la demande sur la consommation de Data et fournir des débits toujours plus importants à ses clients.

 

Pour conclure, nous espérons que Free puisse remporter un des lots pour lui permettre de continuer à évoluer, nous pensons qu'un marché à quatre est plus profitable aux opérateurs, mais aussi aux consommateurs que nous sommes et permet d'avoir certaines garantie et émulations.

 

Cependant si cela ce confirme cela sera bien la fin de la guerre des prix et que Free devra sûrement réviser en partie sa stratégie et faire payer les évolutions aux coûts réels à ses clients dans l'avenir par une révision de ses tarifs comme il l'avait fait sur le Fixe, à la fois lui permettre d'assurer une confortable marge, mais aussi dégager suffisamment de cash pour l'investissement sur la part du mobile et son réseau, d'autant qu'avec plus de dix millions d'abonnés l'opérateur doit impérativement faire fructifier ce parc, notamment en incitant un passage vers l'offre la plus onéreuse ce qu'il a semble t'il beaucoup de mal.

 

Source : Les Echos