Le dossier Orange et Bouygues ne semble pas vouloir en finir, alors qu’une date butoir au 31 mars était fixée et l’exécutif des deux groupes furent réunis hier soir chacun de leur côté, finalement aucun accord n’en sortira et un report de quelques jours semble nécessaire.

Les médias économiques ou non s’en donnent à cœur joie depuis plusieurs mois, sur ce dossier brûlant, si le « standalone » chez Bouygues Telecom est toujours de mise et reste le coeur de la stratégie, l’opportunité d’un rapprochement avec Orange est une occasion en OR pour l’ensemble du secteur pour affronter les investissements lourds à venir. 

Le communiqué de presse du groupe Bouygues : 

Le conseil d’administration réuni le 30 mars 2016, a constaté que les négociations entre Orange et Bouygues n’étaient pas suffisamment avancées.

Il se réunira donc avant la fin du week-end prochain afin de prendre une position définitive sur la poursuite de ce projet de rapprochement.

Toujours est-il que les rumeurs sont et restent très nombreuses, beaucoup de scénarios ont été évoqués dans la presse, tous disant un peu tout et son contraire, si un accord abouti chacun aura au moins un peu raison. Sur ce point nous ne reprendrons aucune des rumeurs, tous étant bien sourcé bien évidemment, mais surtout contradictoire.

Côté salariés de Bouygues Telecom, eux souhaitent ne pas quitter leur entreprise, leurs investissements et la réussite du plan de transformation et des résultats au-delà des objectifs montrent que cette fusion n’est absolument pas primordiale et permet d’envisager la suite avec beaucoup de changement à effectuer encore, mais cela au prix de la réussite. Donc leur parler s’ils préfèrent aller à un endroit plutôt qu’un autre, n’est semble-t-il pas le sujet. Les syndicats veillent cependant à ce que l’intérêt  des collaborateurs ne soient pas mis de côté, si un rapprochement venait à aboutir.

L’accord serait proche, mais rien ne semble acquis au final. Faire converger plusieurs acteurs sans oublier l’Etat et avec la forte contrainte de présenter un dossier acceptable pour l’autorité de la concurrence est sûrement un challenge des plus complexe avec un calendrier très serrés sous le feu des médias et un marché qui ne jure que par le retour à trois acteurs. Au final l’ensemble de ces pressions pourraient ne pas faire aboutir le projet.

A Suivre…

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