De nouvelles rumeurs sont rapportées sur le dossier Orange Bouygues, cette fois c’est l’Etat qui en tant que premier actionnaire, a son mot à dire sur le devenir de l’Entreprise Orange et à ce stade ce dernier il calme les ardeurs de Bouygues, c’est du moins ce que rapporte le JDD.L’Etat est actuellement le premier actionnaire, à hauteur de 23% dans le capital d’Orange. Il rejette les propositions de Bouygues, ce dernier souhaite disposer 15% du capital, l’Etat lui veut conserver une part légèrement supérieur à 20%, ce qui reviendrait à Bouygues environ 11% de part. Ce point est important pour l’Etat qui se verrait a priori dégrader sa note par les agences au sujet de ses emprunts et sa dette.

Les 10 milliards de valorisation sur la filiale Bouygues Télécom sont aussi jugés trop élevés, le Groupe Bouygues pourrait cependant accepter à un montant à la baisse vers 9,5 Milliards d’euros.

Autre point sur le dossier Orange Bouygues, l’Etat voudrait bloquer la montée future du groupe Bouygues dans le capital d’Orange, pourtant il permettrait pourtant à l’Etat de s’assurer à terme un désengagement plus marqué tout en s’assurant de l’accélération sur l’investissement du groupe Orange tant sur le chantier du très Haut Débit fixe, mais aussi de lui permettre un nouveau positionnement sur l’Europe pour se consolider avec un actionnaire stable et fiable.

Ces deux éléments risquent de faire traîner un peu plus en longueur le dossier et il n’y aurait aucune annonce pour le 16 février, il faudrait patienter au moins une semaine supplémentaire.

A côté, sur la répartition des actifs de Bouygues Télécom Free et SFR auraient fait une offre pour 4.5 Milliards d’euros. Avec un engagement de maintenir sur 3 ans les effectifs après l’opération. Free reprendrait le réseau de boutique en plus du réseau mobile, des fréquences et une part des abonnés pour une sonne de 2.5 Milliards d’euros. SFR bénéficierait d’une part des licences et d’abonnés essentiellement B&YOU.

Il faudra aussi compter de nouvelles mesures côté régulation pour limiter l’impact d’un Orange renforcé sur la marché Français, autant dire que la pacification du marché mobile n’a que peut d’intérêt sauf qu’il est le passage obligé pour permettre à Orange d’attaquer sereinement son expansion sur l’Europe.

Si, il est convenu que Free serait le grand bénéficiaire pour le marché national, le Groupe Bouygues pourrait l’être aussi en devenant le premier actionnaire privé d’Orange permettant à ce dernier d’avoir les ressources suffisante pour accroître son développement, à moins que l’Etat soit plus prudent, ce qui pourrait remettre tout en question.

 

Source : Le JDD

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