Bouygues Telecom lance la première expérimentation 5G à Bordeaux. Olivier Roussat PDG de Bouygues Télécom était ce matin à Bordeaux pour annoncer le lancement de la première expérimentation 5G en conditions réelles en France.

En effet, l’opérateur a annoncé ce matin le lancement d’une première expérimentation 5G en France dans des conditions réelles. La ville de Bordeaux est donc la première en France à accueillir  un premier pilote 5G à partir de deux antennes-relais distantes d’une dizaine de kilomètres. Des antennes supplémentaires seront ajoutées progressivement sur Bordeaux. Les équipements utilisés ont donc été fournis par Huawei et sont similaires à ceux qui seront installés dans le déploiement effectif de la 5G. 

L’opérateur dispose donc déjà d’un réseau 5G (norme 3GPP R15 NSA) de bout-en-bout avec l’ensemble des composants : accès, transport et cœur de réseau. Lors des premiers tests réalisés entre les deux premières antennes installées, Bouygues Telecom a atteint un débit descendant de 2,3 Gb/s, un débit montant de 260 Mb/s et une latence de 7,5 ms.

Grâce à ces premières expérimentations, l’opérateur apprend davantage sur cette nouvelle technologie et ses réglages, très nombreux et complexes. Ces tests permettent également de mettre en place un premier écosystème avec d’autres entreprises et start-up qui souhaitent proposer des services grâce à la 5G.

Les fréquences utilisées (3.4 – 3.8 GHz) pour ces expérimentations ont été attribuées à titre expérimental par l’ARCEP, jusqu’en 2019. Olivier Roussat a donc précisé lors de l’annonce de ces expérimentations que Bouygues Telecom devrait avoir de façon permanente les fréquences d’ici fin 2019 – début 2020. Ce nouveau réseau mobile devrait donc réellement voir le jour en France d’ici 2020.

Le PDG de Bouygues Telecom a tenu également à préciser que la France n’était pas en retard sur le développement de la 5G en Europe. Le déploiement de ce réseau se fera en deux étapes : la première permettra d’absorber l’accroissement considérable du trafic mobile en France qui double chaque année. Le grand public pourra donc profiter d’une expérience fluidifiée notamment dans les zones urbaines où le réseau est saturé à cause d’un nombre de terminaux connectés trop important. La seconde étape, qui devrait arriver en 2023 profitera principalement aux entreprises. La 5G permettra de proposer une connexion avec une très faible latence, des débits élevés et une fiabilité accrue. 

L’opérateur a profité de l’annonce de cette première expérimentation à Bordeaux pour montrer les futurs usages que permettra la 5G comme la télémédecine, la transmission simultanée de plusieurs flux vidéo 4K ou encore le pilotage à distance de véhicules. Une première box 5G construite par Huawei a également été présentée.

 

L’opérateur va signer prochainement un partenariat avec l’UTAC CERAM (Union Technique de l’Automobile, du motocycle et du Cycle) pour fournir un réseau 5G sur le circuit de Linas-Montlhery. Ceci permettra de préparer l’homologation de la connectivité pour les voitures autonomes. Bouygues Telecom sera également partenaire de Transpolis à Lyon, qui est actuellement en train d’aménager une ville laboratoire de 80 hectares, afin d’inventer la mobilité urbaine de demain.

Pour finir, Olivier Roussat a annoncé la création de l’accélérateur SmartX_5G. Ce dernier va permettre de créer un écosystème 5G fédérant toutes les initiatives du groupe Bouygues dans les différents métiers, afin d’avoir rapidement de nouveaux usages de la 5G. 

Cet incubateur de projets accueillera également des partenaires, des clients, des startups et des recherches académiques afin qu’ils puissent tester et développer les nouveaux usages autour de la
SmartX (la smart mobility, la smart city, le smart building et le smart entertainment).

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