Le rachat de Bouygues Telecom par Orange signifierait une part de marché de 50,1% sur le fixe (42% sur le THD) et 55,1% dans le mobile et 60,3% du CA du secteur (avec Free et SFR). Impossible à faire passer auprès des autorités de régulation. Il faudrait un gros délestage pour rendre la copie acceptable. Tout est toujours possible, mais, là, cela semble très compliqué. Sauf à imaginer un très gros deal avec un tiers.

 Stéphane Richard
Stéphane Richard – le PDG d’Orange – vient d’accorder une interview au mensuel Capital (édition papier). Divers sujets d’actualité y sont abordés. 
Concernant l’itinérance avec Free : “La question pour Free est de savoir ce qu’il fera quand notre contrat d’itinérance s’arrêtera fin 2017“. Le sujet est étudié (comme l’accord de mutualisation entre Bouygues Telecom et SFR) par l’ARCEP et des lignes directrices seront données par l’ARCEP à la fin de l’année pour une adoption pour le premier trimestre 2016. 
Concernant Telecom Italia, Stéphane Richard pense que Xavier Niel y est uniquement pour faire une opération financière. Mais il reste interrogatif sur la stratégie de Vivendi : pourquoi sortir de SFR pour rentrer dans Télécom Italia. De son coté il assure : “Nous n’avons aucun projet d’aucune sorte avec un opérateur européen, ni avec le management de ces sociétés ni avec leurs actionnaires. Ce sujet n’est pas à l’ordre du jour (…) Je dis très clairement : il n’y a rien sur le feu avec Telecom Italia“. (France info, 04/12)
Enfin, il réaffirme la sortie d’une nouvelle Livebox pour le début 2016 avec certainement une annonce lors du prochain show Hello.

 

Consolidation des Télécoms

Orange est passé dans une phase plus active en mandatant quelques banques afin d’examiner les possibilités de consolidation en Europe. Cela n’engage à rien, mais le guichet est officiellement ouvert (Boursorama, 01/12). Veillée d’arme ou fausse alerte ? Selon Reuters, 30/11), “La direction financière et stratégie d’Orange travaille avec des banques pour affiner sa vision de l’évolution des télécoms dans le contexte de la construction du marché unique à horizon 5 à 10 ans”. Télécom Italia est au centre du jeu et suscite l’appétit de Vivendi et de Free.

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