L’ARCEP (le régulateur du secteur des télécoms) vient de publier ses chiffres définitifs de l’observatoire des marchés des communications électroniques. Ils sont arrêtés à fin mars 2015. Ces statistiques permettent de faire le point sur les revenus des opérateurs.

Au premier trimestre 2015, sur le marché de détail, les services mobiles hors taxes et hors ventes de téléphones ont pesé 3,51 milliards d’euros HT, en baisse de 3,2% sur un an (après une baisse de 14% entre fin 2012 et fin 2013 et de 10,6% entre juin 2013 et juin 2014) contre 4,24 milliards HT pour les services fixes (-1,8%). Le croisement des deux courbes s’est opéré fin 2013 et s’est amplifié depuis. Le revenu des services mobiles est en recul depuis le deuxième trimestre 2011.

La baisse totale est de 2,5% contre une baisse de 1,2% sur le T4 2014 et de 2% sur le T3 2014. Optimisme pour l’ARCEP, car c’est en : « en lien avec la baisse du revenu des services de capacités vendus aux entreprises (-1,0%) et surtout des services sur les accès bas débit (-12,4%). La croissance du revenu des services haut et très haut débit, qui représente 63% du revenu des services fixes, atteint +2,4% en un an. ».
Globalement, cela conforte l’idée que la situation des opérateurs est moins pire, mais ce n’est pas encore le retour à la croissance. L’innovation commerciale et technologique avec le lancement de la 4G, du très haut débit combiné au développement de M2M permet de voir la baisse des revenus s’endiguer. L’évolution de la facture moyenne sur le fixe et le mobile est là pour le démontrer. Même le développement du M2M n’arrive pas à stopper la baisse sur les revenus du mobile.

Toutefois la tendance à la baisse semble se tasser, c’est ce que soulignait l’Agefi qui citait une étude réalisée par le Cabinet Nomura et des analyses du Crédit Suisse (Agefi (13/01) : « les revenus des opérateurs historiques européens devraient s’effriter de seulement 0,5% en 2015, en données comparables, avant de croître de 0,3% en 2016 puis de 0,8% l’année suivante ». Pour l’activité mobile, c’est encore le marasme : le Crédit Suisse tablait lui sur un repli de 3,2% du CA en 2015 et de 0,7% en 2016. Pour rappel la baisse avait été de 8% en 2013.

Récapitulatif de l’ARCEP

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