A la lecture des différents documents publiés par l’ARCEP afin de permettre une analyse du marché du très haut débit pour la période 2017-2020, il y a quelques chiffres sur Orange qui ressortent. Certains « mauvais » esprits pourraient y voir une volonté de l’ARCEP d’instruire « à charge » contre Orange. Petit tour d’horizon.

Zone d’initiative privée

Dans la zone d’initiative privée, la position particulière d’Orange sur le réseau FttH devrait se confirmer au cours de ce cycle d’analyse de marché. En zones très denses où il a déjà déployé 44 % des prises, Orange devrait, à terme, dépasser le seuil des 50 % de prises s’il réalise les déploiements programmés dans les poches de basse densité. En conséquence, Orange pourrait déployer ainsi plus de 3 millions de prises sur les 6 millions de prises des zones très denses.

En ce qui concerne la zone AMII, où Orange a déployé 91,5 % des prises construites au 30 septembre 2016, la position de l’opérateur pourrait rester très forte ; dans le cas où le contrat de partage de la zone avec SFR Group ne ferait pas l’objet d’une renégociation, Orange déploierait, à terme, 82 % des 12 millions de prises FttH de la zone AMII. L’Autorité estime ainsi qu’à terme, sur la base de la situation et des projections actuelles, Orange devrait exploiter 70 % des lignes FttH privées sur le territoire métropolitain.

Zone d’initiative publique

Dans les zones d’initiative publique, où plusieurs acteurs candidatent régulièrement pour se voir confier l’exploitation des réseaux, la position du groupe Orange demeure significative : ses filiales se sont vu attribuer l’exploitation de 23 % des 3,8 millions de prises FttH ayant fait à ce jour l’objet de mises en concurrence par des collectivités locales. Ainsi, le parc de locaux éligibles au FttH exploité par Orange sur l’ensemble du territoire national pourrait représenter entre 45 % et 55 % du parc total.

Eligibilité FttH

Le parc de locaux éligibles aux offres FttH de détail d’Orange est le plus élevé et couvre 6,4 millions de lignes au 30 septembre 2016 soit 92 % de l’ensemble des lignes éligibles au FttH. Le second opérateur commercial le plus avancé sur le FttH peut quant à lui proposer ses offres sur 3,2 millions de lignes, soit 46 % de l’ensemble des lignes éligibles au FttH. Les autres opérateurs commerciaux peuvent proposer leurs offres FttH sur moins de 2,5 millions de lignes soit 36 % des lignes éligibles.

Divers

Dans ces documents on y apprend que :

  • Le haut débit par câble coaxial, disponible dans les zones d’emprise des réseaux câblés, représente 165 000 accès au 30 septembre 2016. Il s’agit principalement des abonnés câble qui n’ont pas profité de la modernisation du réseau et qui disposent d’un débit inférieur à 30 Mbit/s. D’autres technologies peuvent également être utilisées pour la fourniture d’accès haut débit, comme les réseaux hertziens utilisant des technologies de type Wi-Fi, la boucle locale radio WiMAX, les réseaux de satellites ou encore le réseau de distribution électrique (courants porteurs en ligne). Le nombre d’accès haut débit activé fondé sur ces technologies reste à ce jour très limité, avec environ 56 000 accès au 30 septembre 2016.
  • Concernant le FttDP, une première phase expérimentale a eu lieu sous l’égide du comité d’experts cuivre afin de s’assurer que l’injection d’un nouveau signal sur le réseau cuivre, ou un nouveau point de coupure, ne vienne pas générer de perturbations sur les paires de cuivre avoisinantes. (…) L’Autorité note que l’expérimentation avec l’ensemble des acteurs concernant le FttDP n’a pas été concluante. La généralisation de l’architecture FttDP n’est envisagée par aucun opérateur à ce stade. Orange a d’ailleurs confirmé la fin de l’expérimentation en cours et qu’elle ne serait pas généralisée.

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