Laure de La Raudière prend la tête de l’ARCEP. Elle prend la suite de Sébastien Soriano, devenu Directeur Général de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), pour une durée de six ans.

Le Président de la République a proposé le 5 janvier 2021 la nomination de Laure de La Raudière en tant que Présidente de l’ARCEP. Cette dernière a ensuite été auditionnée par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée Nationale le 13 janvier, puis par la commission des Affaires économiques du Sénat le 20 janvier, qui ont rendu un avis favorable à sa nomination pour un mandat de six ans.

Diplômée de l’Ecole normale supérieure, ingénieur des télécommunications, Laure de La Raudière a débuté sa carrière chez France Telecom (devenu Orange) en 1990 où elle a exercé successivement plusieurs fonctions : responsable du département “Clientèle d’affaires” à la direction régionale de Paris Sud, Directrice “Grands comptes” puis Directrice départementale d’Eure-et-Loir.

Après avoir été associée dans une start-up spécialisée dans le data-mining (Pertinence Data Intelligence), elle a fondé, en 2003, Madisy-Conseil, puis est devenue Directrice Générale de NAVIGACOM, deux entreprises de conseil en télécommunications, principalement auprès des grands groupes “utilisateurs”.

Depuis 2007, Laure de La Raudière était députée d’Eure-et-Loir, membre de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale. Elle a été particulièrement investie dans les sujets relatifs aux enjeux du numérique et a co-rapporté plusieurs rapports d’information concernant la neutralité du net, les objets connectés, la couverture numérique du territoire, la Blockchain, le défi du Très haut Débit pour tous…etc

Enfin, depuis 2018, elle co-présidait le groupe d’études parlementaire “Cybersécurité et souveraineté numérique” de l’Assemblée nationale.

Lors de son audition devant le Parlement, Laure de La Raudière a indiqué que “les exigences des citoyens et des entreprises d’avoir des réseaux télécoms, fixes comme mobiles, de qualité, partout sur le territoire et accessibles à des prix compétitifs constitueront la base pour les enjeux de régulation de l’ARCEP”. Les travaux sur l’empreinte environnementale du numérique seront poursuivis pour devenir une priorité à part entière de l’Autorité : “l’ARCEP devra examiner la manière dont la régulation peut contribuer à l’objectif de développement durable tout en gardant des objectifs ambitieux de déploiement des réseaux”.

En matière postale, des actions devront être conduites pour contrôler et veiller à la qualité de service du service universel. Concernant la régulation de la distribution de la presse, nouvelle mission de l’ARCEP depuis octobre 2019, il s’agira de mettre en place l’ensemble du système de régulation prévu dans la loi.

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